Les 100 km de vendée terminés, direction le grand raid des pyrénnées.
Tout d'abord un peu de récupération, 4 semaines allégées
17-23 mai : 37,100 km en 3h00 et 3 sorties
24-30 mai : 20,000 km en 1h46 et 3 sorties
31-06 juin : 37,800 km en 3h13 et 4 sorties
07-13 juin : 59,100 km en 4h52 et 5 sorties
Maintenant passons aux choses sérieuses, les dures semaines arrivent et la chaleur avec, il va falloir gérer.
14-21 juin : 82,900 km en 7h13 et 5 sorties
21-27 juin : 84,300 km en 7h30 et 5 sorties
28-04 juillet : 91,700 km en 8h18 et 6 sorties
05-11 juillet : 101,400km en 8h59 et 6 sorties
12-18 juillet : 115,800km en 11h30 et 12 sorties
19-25 juillet : 50km700 en 4h32 et 5 sorties
points de côté et genou enflé à l'intérieur, d'aprés le chirurgien les chairs se reforment et les trous dans les os se rebouchent. A voir!!
26-01 aout : 24km300 en 2h18 et 1 sortie
Lundi matin 5h première séance de la semaine et toujours les douleurs au genou droit avec des muscles tétanisés.
Direction l'ostéo dès le lundi soir et résultat, de multiples contractures sur toute la jambe droite. Repos jusqu'à lundi soir en espèrant que ma préparation ne sera pas compromise. Je pense que c'est la meilleure solution pour arriver en bonne forme physique.
02-08 aout : 4km00 en 0h25 et 1 sortie
Lundi 2ème visite chez l'ostéo et essai de footing le lendemain.
Mardi midi petite sortie après une semaine d'arrêt, au bout de 3 km douleur derriere le mollet.
Rendez chez le docteur Martin à Draveil (merci jean michel). Il me diagnostique une tendinite du jumeau supérieur, séance de mésothérapie suivi de 4 jours de médrol et 7 jours de percutalgine en ampoule. Je dois faire une semaine d'arrêt tota mais je sais ce que j'ai. A suivre.
09-15 aout : 9km900 en 58mn et 3 sorties
2ème séance de mésothérapie mercredi matin. La douleur a pour ainsi dire disparue (touchons du bois) toujours le médrol (3 jours) et la percutalgine.
Une bonne nouvelle, dès demain je peux faire du vélo et recommencer à trottiner 10mn et augmenter progressivement. Merci docteur !!
jeudi: 12' de footing et 40' de vélo
vendredi: 16' de footing et 45' de vélo
samedi: 30' de footing
dimanche: 1h de vélo
Bilan de la semaine: le moral revient, attention de ne pas essayer de rattrapper le temps perdu.
16-21 aout : 19km300 en 1h53 et4 sorties
lundi: 37' le matin et 29' le soir + 30' de vélo
mardi: 1h de vélo
mercredi: 35' de vélo
jeudi: 12' footing + 30' de vélo
vendredi: 35' de footing + 40' de vélo
Résultat de la semaine: pas de douleur mais le genou est enflé, une impression de lourdeur.
Lundi 18h visite chez le docteur, verdict pour le grp
22-28 aout : repos jusqu'e la course
18h00 lundi, docteur: il constate que ma tendinite ne me fait plus mal mais j'ai toujours l'impression d'être enflé, pour lui c'est de l'arthrose due en partie au manque de musculature de ma cuisse. Traitement et à suivre.
il me donne le feu vert pour les 160km du grand raid, ouf.
Jeudi 26 aout, le départ est prévu au plus tard à 6h00. Je compte 8h00 de route. Il faut que je retire mon dossard au plus tard à 17h30, assister au point course, poser les sacs des bases vies, pointer le matériel, aller à l'hôtel , diner et se coucher de bonne heure.
La course
Le réveil sonne à 3h45, préparation tranquille et petit déjeuner à l'hôtel (café et jus de fruit à disposition) puis je me rends à pied au départ de la course distant de 1km500. La température est idéale pour courir, tant mieux.
Malgrès l'heure les rue sont animées, il est attendu 750 coureurs au départ plus les accompagnateurs. L' organisateur annonce que l'ascension du pic du midi ne pourra pas se faire car à l'heure actuelle le vent souffle à 120km/h. A 5h00 précise le départ est donné par madame le maire de Vieille Aure. Les premieres foulées se font sur macadam puis nous attaquons une montée tres longue (1500 m de dénivellé en 16km). La suite n'est que montées et descentes avec quelques zones roulantes jusqu'au col de Sencours ou j'arrive limite en eau (4h30 sans ravito) et une chaleur accablante.
De suite c'est l'ascension du pic du midi (le vent est tombé) que je monte tranquillement et effectue la descente en courant tout le long, gêné par moments par les concurrents qui montent. Jusqu'à présent le paysage est magnifique, les lacs se succèdent plus beaux les uns que les autres. Le plus beau étant le lac bleu que je ne verrai pas car la brume est tombée et en prime un crachin breton. Je rattrappe le troll et arnaud de kikourou et nous faisons route ensemble jusqu'à hautacam en cherchant les balises. Mes 2 kikoureurs sont dans le rouge physiquement, je repars seul vers villelongue la premiere base vie. J' effectue un arrêt assez conséquent, me fais soigner quelques ampoules et prends un repas chaud(soupe et pâtes), le plein de gel et c'est reparti.
La nuit est agréable je mets juste ma veste coupe vent. Les kms s'enchainent, soulon, turon de bene, le col de contente et cauterets. Une longue montée vers le col de riou, puis la descente vers aulians et luz st sauveur la deuxième base vie. J'opte pour un arrêt long car la fatigue commence à s'installer. Je fais d'entrée la queue au podologue pour de nouvelles ampoules, puis kiné mais trop de monde, j'hésite pour une douche mais il faut aller au stade(500m), les odeurs resteront, direction un repas chaud pris tranquillement et top départ pour les 40 derniers kms.
Les jambes sont lourdes jusqu'à barèges et d'un coup c'est la contracture au quadriceps gauche. Un sacré coup au moral car le plus dur reste à faire, je ralentis l'allure, tous les concurents qui me doublent m'encouragent et prennent de mes nouvelles. Arrive Tournaloup ou nous faisons parcours commun avec le 80 km jusqu'à la fin. Jusqu'au col de Bareges ça va à peu pres car les côtes ne me font pas trop souffrir. Suit une longue portion ou ce n'est que souffrance. Une succession de blocs de granit ou il faut sauter de bloc en bloc et prendre des appuis solides sur chaque foulées, chose dont je n'ai plus les moyens physiques. Le doute s'installe, verrai je l'arrivée. Arrivée à merlans le dernier ravitaillement, petit coup de fil à nicole pour lui dire que j'arriverai assez tard. Le plein du camel bag, les gants, le buff et le coupe vent et je repars tranquillement. D' un coup le brouillard tombe et nous ne voyons plus rien. Impossible de voir les balises, à peine si l'on devine son voisin. Nous formons un groupe de dix personnes et decidons de rester groupés pour ne pas nous égarer. Je serre les dents car ce n'est que de la descente, je souffre atrocement de ma cuisse mais ne me laisse pas distancer , sinon c'est ma fin. Descente interminable jusqu'à soulan puis nous retrouvons la route pour les 4 derniers kms. Je reste en compagnie d'un coureur boitillant et je finis même par le laisser, je vais surement trop vite. Le bruit de la ligne d'arrivée se rapproche puis c'est la délivrance, que du bonheur aprés tant de souffrance. J'aurai mis 42h 53' pour boucler le grand raid des pyrénnées.
Vraiment une belle course, un panorama splendide, il est vrai que nous avons eu un temps idéal. L'organisation a été parfaite et les bénévoles aux petits soins des coureurs. Je n'ai rencontré que des coureurs sympas que ce soit dans les bons ou les mauvais moments, une vrai ambiance d'ultra.
Par rapport à l'UTMB je considère le grand raid des pyrénées plus pointu techniquement. Il y a moins de zones roulantes, les pentes sont plus raides et surtout beaucoup de cailloux. La course la plus dure que j'ai faite jusqu'à présent.
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